Après la restauration du bâtiment en 2016 – 2017, un nouveau chantier plus modeste certes, mais néanmoins impressionnant, vient de s’achever en toute discrétion, celui de la reprise d’une partie du mur du jardin de presbytère.

Difficile ici de parler d’un « jardin de curé » au sens traditionnel, avec légumes, fleurs, plantes médicinales, aromatiques et plants de vigne mais davantage d’un petit verger et d’une serre  entretenus  par Armel .

Ce que découvre ce dernier et qui en informe le Père Jean Marc, quelques  jours après
la tempête Justine fin janvier 2021 est effectivement surprenant et préoccupant !

Telle l’écorce de liège que l’on détache d’un tronc de chêne, une moitié de l’épaisseur
(près de 20  m2) de la face nord du mur de clôture s’est détachée.

Le constat n’inspire guère confiance et le Père Jean-Marc s’empresse d’en informer les voisins,
de nouvelles pluies pourraient ouvrir une brèche béante.

Il convient de réagir très vite, de constituer une « équipe d’intervention rapide » composée d’un expert Joël,
associé à deux stagiaires en apprentissage, Le Père Jean-Marc lui-même et Michel.
Le chef de chantier sera à la pose et les compagnons à l’approvisionnement.
Nous ne sommes pas très loin de « l’organisation scientifique du travail » chère à Frédéric TAYLOR…

La mission est périlleuse, impossible d’être totalement rassuré au pied de ce haut mur ouvert qui laisse voir l’appareillage de pierres simplement jointoyées à la terre.

Urgence ne doit pas être confondue avec précipitation et le maître de maçonnerie décide de procéder par étapes.
Il prévoit en effet de progresser par tranche et attendre 48 heures environ que le soubassement se soit parfaitement consolidé avant d’engager l’étage suivante , au risque de voir l’ensemble s’effondrer.

C’est ainsi qu’il faudra surélever 4 fois l’échafaudage avant d’atteindre le faîte du mur.
Rassurez-vous cependant, le management du chef d’équipe est efficace et son expérience solide.

Malgré l’absence d’engin de levage et les courbatures donc, l’ambiance reste détendue, l’humour au rendez-vous,
sans négliger les pauses-café entre deux « gâchées » à la bétonnière électrique.

 

Après deux semaines d’effort, temps de séchage inclus, le moment approche de maçonner le sommet et de protéger l’ouvrage de nouvelles infiltrations.
A l’initiative du Père Jean Marc, et avant de sceller les dernières pierres, une photo dédicacée des artisans
est glissée dans un étui, lui-même inséré pour la postérité dans ce mur consolidé.

Ce geste nous rappelle cette belle tradition des maîtres-charpentiers qui autrefois, mais il s’en trouve encore aujourd’hui, fixaient à la panne faîtière, ce bouquet qui signe la fin du chantier de charpenterie et symbolise
l’honneur et la fierté d’avoir bien travaillé pour le plus grand bonheur du commanditaire.

Lorsque les conditions sanitaires le permettront , nous l’espérons au plus tôt, il sera possible de  découvrir la qualité du travail réalisé par Joël et ses deux  apprentis qui recevront leur diplôme, à l’occasion d’un temps de convivialité dans le jardin du presbytère…

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