Le chantier en cours place de la Maison des Princes, ne manque pas d’attirer l’attention
et même d’intriguer paroissiens et promeneurs face à l’imposant coffrage en préparation .
Les conversations entendues, devant les documents affichés, font allusion , le plus fréquemment,
au futur clocher de l’église.

Il est vrai en effet que l’édifice de style gothique dont la pose de la première pierre date d’octobre 1892
n’a jamais connu de clocher, pour des raisons que nous n’évoquerons pas ici.
Seul un modeste campanile en bois, devenu dangereux et  détruit récemment , abritait les 3 cloches
baptisées  Marie-Vincente-Albine, Louise-Eugénie, et  Marie-Josèphe.

 

Sommes -nous, cette fois cependant, face au chantier d’un futur clocher ou d’un campanile ?
Les deux mots sont parfois confondus, pour Montmartre par exemple il est même question
d’un « clocher-campanile »
Or si le clocher fait partie intégrante de l’architecture d’une église,
le campanile est une tour séparée de l’édifice,
bien que campanile signifie « clocher » en italien : querelle de clocher me direz-vous !

Dans l’architecture italienne, le campanile,  issu de « campana » qui veut dire « cloche »
 est une tour-lanterne ajourée abritant des cloches et généralement située
en hors-oeuvre et plus ou moins proche de l’édifice.

Bien qu’accolé et placé au fronton de l’église de Pont Scorff,  il s’agit bien ici d’un campanile.
L’agence « le local d’Architecture » de Vannes, choisie par le jury, ne s’y est pas
trompé en retenant, comme les trois autres candidats d’ailleurs, dès la soumission de son projet

le terme de campanile.

 

Quelques photos de l’avancement du chantier à la date 19 avril, dans l’attente des épisodes suivantes …