Chaque soir, le temps de prière,
sous le regard du Christ pantocrator,

(du grec pan, «tout» et kratos «puissance»)
revigore le corps et l’esprit de Thérèse Friberg,
engagée auprès des familles en deuil
à la paroisse St Gilles de Bourg -la-Reine (92)

 » Le moment le plus fort de ma prière se passe dans ma chambre après avoir regardé les
nouvelles à la télévision. Dans le calme et le silence de la nuit, je m’assieds à ma table de prière
où je contemple l’icône du Christ, peinte à la main accrochée au mur.
Ce cadeau d’un jeune scout de ma paroisse représente le Christ tenant la bible
dans la main gauche et de la main droite esquissant un geste de bénédiction.

Je lui remets ma « souffrance de l’artérite » qui, à mon âge avancé, rends mes nuits
longues et parfois douloureuses. Cette présence miséricordieuse de Jésus apaise
peu à peu mes douleurs et m’aide à retrouver la paix intérieure.

Je demande au Seigneur d’entretenir en moi cet ardent désir de vivre et de
communiquer son amour à mes proches. C’est dans cette méditation que je
puise la force d’aimer et d’accueillir des familles en deuil au moment des obsèques,
d’écouter la vieille amie qui se plaint, de partager le fardeau du voisin en colère …

Je dis au Seigneur, qu’avec son aide, je veux être cette petite graine d’humour et
de patience, ce grain de blé qui porte du fruit.

Je n’oublie pas non plus de confier au Seigneur mes soucis du moment :
une petite-nièce en recherche de travail, un petit-neveu en quête d’un amour partagé. »


Propos recueillis par le Père J.P. Musangania, Assomptionniste
et parus dans « Prions en Eglise »